Lambersart, ma source (5) Les études, petite consécration…

Evidemment, durant tout ce temps, je vais en cours…

Mes parents me surveillent toujours étroitement mais sont parfois un peu désabusés…

Quand une matière me plait, je peux avoir d’excellents résultats… Quand ce n’est pas le cas… C’est désastreux… Je m’ennuie en cours, et mes deux ans passés à Jean Perrin sont calamiteux…

Je ne trouve aucun sens à ce que je fais là bas… Je passe mon temps à amuser la galerie et à préparer mes séances de foot pour les enfants que j’encadre au FCL.

La directrice de l’époque convoque alors ma mère… J’ai eu 17 ans, et elle lui explique que « je n’arriverai jamais à rien ».

Je me souviens de ce jour, car j’ai senti ma mère humiliée… Dans une colère froide, elle m’annonce qu’elle va m’inscrire à Maria Goretti pour partir dans l’enseignement professionnel… Et que c’est ma dernière chance…

J’arrive pas motivé du tout dans ce lycée, et je me sens d’abord, je dois le dire, honteux…

Je n’avais pas, comme beaucoup et à tort, une bonne image de l’enseignement professionnel.

Et puis voilà les premiers cours… Des matières concrètes, qui me parlent enfin!

Une équipe pédagogique exceptionnelle. Un encadrement formidable… Je trouve pleinement ma place à Maria Goretti, et surtout j’adore ce que je fais!

Les profs arrivent à me cadrer, tout en me laissant m’exprimer…

Grâce à eux, je vais vivre 4 formidables années.

Avec notamment une expérience qui me marquera à double titre : la création d’une mini-entreprise.

D’abord pour l’envie qu’elle me donnera d’un jour créer une société.

Ensuite pour l’aventure humaine, puisque l’intégralité des bénéfices serviront finalement à offrir un voyage à New York à l’un de nos camarades de classe qui avait des problèmes de santé graves.

La "mini-entreprise" créé avec les élèves de ma classe qui m'inculqua le "virus" de l'entreprenariat...

La « mini-entreprise » créé avec les élèves de ma classe qui m’inculqua le « virus » de l’entreprenariat…

Et comme je suis un passionné et que ce que je fais me passionne, j’obtiens en cours d’excellents résultats.

Des résultats tellement intéressants, que le Lycée décide de m’inscrire au Concours Général!

Je décroche le premier prix du Concours Général dans ma spécialité en Juin 1998!

J'ai vécu mon "quart d'heure de gloire" lors de l'obtention de ce prix prestigieux

J’ai vécu mon « quart d’heure de gloire » lors de l’obtention de ce prix prestigieux

Ma mère s’empresse de découper l’article de la Voix du Nord et l’expédie à la directrice du Lycée Jean Perrin avec cette simple notation : « De la part de celui qui n’arrivera jamais à rien… »

Suite à la réussite de ce concours, la prépa. HEC m’ouvre ses portes!

Apprenant qu’il faut près de 5000€ par an pour financer ces études, et trouvant cela antinomique avec « l’égalité des chances  » (je ne voyais pas pourquoi je devrais m’endetter sur 10 ans pour me payer des études alors que d’autres y accéderaient grâce à leurs parents), je décide de travailler immédiatement.

Moins d’un an plus tard, j’apprends que le Syndicat d’Initiative de la ville, présidé par un certain Yvon Cousin (encore lui!) a décidé de me décerner le titre honorifique de Lambersartois de l’année 1998! Incroyable!

Lors de la cérémonie de remise de ce prix, il me glisse à l’oreille : « Allez, maintenant, tu vas nous rejoindre… »

L’aventure municipale se profile…

Ce "titre honorifique" m'a touché car il voulait dire que j'avais honoré ma ville.

Ce « titre honorifique » m’a touché car il voulait dire que j’avais honoré ma ville.

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