Lambersart, ma source (6) le premier mandat municipal

L'inauguration du Colysée , un des grands moments de ce premier mandat

L’inauguration du Colysée , un des grands moments de ce premier mandat


Je suis reçu peu de temps après mon « titre honorifique » par Marc Philippe Daubresse, qui me propose de rejoindre son équipe municipale pour les élections de 2001.

Comme l’échéance est encore éloignée, il me propose en attendant de découvrir le fonctionnement d’une institution de ce type en me proposant de siéger au SIVOM. (Syndicat Intercommunal à Vocations Multiples)

J’accepte d’être sur la liste avec grand plaisir mais je pose plusieurs conditions :

– Etre sur une place éligible de la liste

– Pouvoir, en tout état de cause garder ma liberté de parole

– Ne pas devoir m’inscrire dans un parti politique

Le Maire accepte, tout en me précisant qu’afin de garder une unité de l’équipe, tout pourra se discuter au sein de la liste et qu’une fois une décision arrêtée à la majorité, il faudra en être solidaire à l’extérieur.

J’acte ce principe qui me parait logique, et je m’engage.

Je tiens à préciser qu’à ce moment je suis un Lambersartois tout à fait satisfait de son Maire, et je soutiens pleinement son action.

Notre liste l’emporte relativement aisément au premier tour des municipales en Mars 2001, et je deviens le plus jeune conseiller municipal de ma ville du haut de mes 24 ans.

Ce premier mandat se passe relativement bien…

Même s’il y aurait beaucoup à dire et à raconter, et peut être un jour prendrais je le temps de le faire d’ailleurs…

Mais je souhaite ici aller à l’essentiel…

Je découvre la vie politique, et ses méandres…

J’use pleinement de mon « droit de parole », et me rend vite compte que cela n’est pas du goût de tout le monde.

Je suis surpris, voir même choqué, du silence consciencieux qu’observent certains élus qui ont pourtant des délégations ou des fonctions importantes…

Je n’imagine alors pas que c’est justement pour ne pas devoir garder le silence contre mes valeurs que je vais quitter cette équipe municipale 13 ans plus tard avec quelques uns de mes colistiers.

Je décide également de m’engager pour la première fois pour un parti politique en Avril 2002 suite au séisme politique que représente l’arrivée de Jean Marie Lepen au second tour de la présidentielle.

Je fais le choix de rejoindre l’UMP, mouvement censé à l’époque être un mouvement rassemblant la Droite et le Centre et se présentant aussi comme un exemple démocratique dans son fonctionnement.

Ayant toujours eu des idées de Centre Droit avec de fortes valeurs Humanistes, je pense alors trouver mon bonheur.

La déception est alors de taille… Tout est verrouillé par les barons locaux. Je me rends compte que finalement, tout se décide à quelques uns… Là encore,je prends la parole lors de Comités Départementaux pour le dire, ce qui provoque quelques réactions peu sympathiques des « anciens » qui n’ont jamais connus finalement un autre fonctionnement, mais aussi me permet de créer de solides liens d’amitiés avec d’autres élus comme moi qui  n’adhèrent pas au système.

La morale de mes premiers pas en Politique à Lambersart et à l’UMP avec les dirigeants de l’époque est assez claire : La critique, ou le questionnement constructif ne sont pas compris ou bienvenus… Il faut être présent, d’accord et éviter de contester les décisions, même en interne ! Sinon l’image de l’ambitieux/prétentieux et de la « grande gueule » arrivent très vite, accompagnées de la méfiance voir de la défiance de la part de certains.

Ce n’est pas grave, j’assume. Je dis ce que je pense. Mais je respecte l’engagement que j’ai pris de loyauté envers l’extérieur.

C’est également lors de ce premier mandat que je prends la Présidence du FC Lambersart,mon club de coeur, en Juin 2005.

A l’époque plusieurs « amis » élus tentent de me dissuader de prendre cet engagement… Mais mon club ne va pas très bien et n’a plus de Président…. Hors de question que je reste sans rien faire ni tenter.

Cette expérience sera déterminante pour moi car je vais y apprendre quelle place occupe réellement les jeunes et les associations au sein de notre ville.

Lors de ce premier mandat municipal, je comprends vite que les décisions ne se prennent pas en réunion de liste dans 99% des cas mais en réunion de bureau (les élus ayant délégation).

Je passe donc beaucoup de temps sur le terrain, au contact des Lambersartois, et participe à beaucoup d’évènements qui me marquent.

J’initie le débat sur les ressources des associations sportives paires de la ville qui à l’époque, doivent faire face à de grosses difficultés financières, et j’écris le projet Sports et Citoyenneté qui sera appliqué par notre équipe majoritaire.

Ce mandat s’achève en 2008, et je me pose alors déjà pas mal de questions…

Déjà quelques choix réalisés par le Député Maire m’interpellent, ainsi que quelques méthodes…

Un soir à Comines, les yeux dans les yeux, je lui exprime mon étonnement du choix de Brigitte Astruc pour figurer sur la liste des Régionales… Il me répond qu’il n’a pas eu le choix, qu’on lui demandait « une femme » pour respecter la parité, et qu’étant la première femme sur la liste municipale, c’était pour lui logique…  Je lui fais part de ma plus grande réserve…

Au sein de l’équipe municipale, les réactions ne manquent pas non plus… Mais pour beaucoup, elles resteront réservés aux couloirs et aux messes basses.

C’est alors  que commence à se former ce que certains appelleront « la cour » : une petite équipe d’élus particulièrement dociles, toujours d’accord avec presque n’importe quelle proposition, et dont certaines attitudes peuvent parfois inciter à sourire…ou au dégoût.

Néanmoins Marc Philippe Daubresse me propose de rester sur sa liste et me confie la délégation que j’attendais : la Jeunesse!

La perspective d’enfin réellement participer aux décisions achève de me décider à resigner…

Je me dis alors (naïvement) qu’en participant aux débats, les choses, ou ma perception des choses, changeront.

A l’époque, quelques élus (dont je faisais parti) pensent à se désolidariser du Maire à cause, notamment, des faits cités plus haut. Estimant que, bien qu’il n’y ait rien d’illégal, le fait d’avoir un couple qui cumule les mandats (et les pouvoirs) n’est pas très sain. Mais une franche discussion entre lui et Yvon Cousin nous laisse croire que certains messages sont passés et que les choses font changer. Nous repartons donc loyalement et plein d’espoir pour ce nouveau mandat.

Par contre, je suis extrêmement déçu du départ de quelques « cadres » qui pour moi faisaient valeurs d’exemples : Jean Marie Roger, Jacques Yves Wambergue, Marie Hélène Bernet, Michel Deneuville, sans oublier Didier Lefebvre Directeur du cabinet …

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