Lettre ouverte… La suite!

Il y a deux semaines, j’écrivais une lettre ouverte aux élus de la majorité minoritaires.

Cette dernière était reprise par la presse quelques jours plus tard.IMG_0084

Depuis, beaucoup attendaient la réaction de Madame le Maire…

La Voix du Nord de ce matin nous apprend que celle-ci a enfin tranché. En « retirant partiellement ou totalement les délégations » aux élus suivant Christophe Caudron.

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Cela mérite un petit coup de décodeur…

En fait, il y a deux façons pour un Maire de donner des délégations à un Conseiller Municipal. Il peut :

  • Soit le faire élire par le Conseil Municipal Adjoint au Maire
  • Soit le nommer Conseiller délégué

Sur le principe, la tâche est relativement identique : le Maire délègue ses pouvoirs sur une ou plusieurs politiques de la ville. En échange de cette responsabilité, et de ce travail, le Conseiller en question touche une indemnité, qui, pour faire simple car ne ne sont pas tout à fait les chiffres de Lambersart, vont tourner autour de 600€ par mois pour le Conseiller Délégué, et de 1000€ par mois pour un adjoint au Maire.

Le Conseiller Délégué se fait désigner par le Maire. Il a donc le pouvoir de retirer d’autorité les responsabilités données s’il estime que cela est nécessaire.

Par contre, même s’il peut changer les délégations octroyées (les réduire, les changer), il ne peut enlever le statut d’adjoint au Maire sans le vote du Conseil Municipal. Et il doit donc leur laisser au moins une délégation.

C’est le choix que vient de faire Madame le Maire en supprimant les postes de Conseillers Délégués, et en réduisant au minium les délégations de chacun des adjoints désirant rompre avec l’équipe majoritaire et ses méthodes…sans rompre avec leur statut et leurs indémnités.

Nous avons donc désormais 5 Adjoints qui n’ont plus que des délégations symboliques, qui sont ouvertement et publiquement contre l’équipe qui les a installés à leurs fonctions, et avec laquelle ils ont pourtant tout voté à l’unanimité, et qui continuent de percevoir leurs indemnités…

D’ici à mars, même si la perte est limitée, ils encaisseront encore près de 30 000€ d’argent publique .

Encore une fois, je précise que je respecte totalement la liberté de chacun de changer d’avis et d’orientation politique.

Et je reconnais, et respecte, le travail de chacune de ses personnes lorsqu’ils étaient en charge de délégations sous les ordres de Madame le Maire. Là n’est pas la question.

Mais si ces personnes avaient déclaré leurs intentions, et avaient fait preuve de cohérence en démissionnant de leurs fonctions et en constituant un nouveau groupe politique au sein du Conseil Municipal, les choses auraient été plus saines.

Ils auraient fait preuve d’une certaine noblesse, de panache et d’un sens de l’honneur et de l’exemplarité que les électeurs espèrent retrouver chez leurs élus.

Mais en agissant ainsi, et en allant à l’encontre de leurs propres déclarations de 2014 (cf ma Lettre ouverte), ils viennent jeter sur leurs candidatures, à mon sens, une vraie question de moral et d’éthique.

Je le regrette sincèrement.

 

Lambersart : Comprendre la politique immobilière de la commune et ses polémiques en 3 délibérations

Lors du dernier Conseil Municipale qui a été marqué par des incidents de séance,  et des comportements peu habituels, le sujet immobilier a été évoqué lors de 3 délibérations.

Voici mes interventions lors de ce Conseil, qui vous permettront de vous rendre compte des incohérences votées à l’unanimité de la majorité, y compris par ceux qui, aujourd’hui, sont dissidents. Leur responsabilité n’est pas effacée pour autant, bien au contraire…

Evidemment, ces 3 cas sont loin de constituer une liste exhaustive…

Délibération numéro 18

Cette délibération entérinait l’abandon officiel du projet immobilier sur le terrain Debuire Dubuc (cf. article précédent). Elle permet de se rendre compte que les méthodes utilisées par la majorité ne sont pas nouvelles, mais qu’elles se heurtent désormais à une fin de non recevoir de la population. Les Lambersartois éliront ils un(e) Maire qui a cautionné durant plusieurs décennies ces pratiques?

Cette délibération fait également référence à la vente d’une partie du stade Guy Lefort à ATREO en copromotion avec … SIGLA NEUF – PASCAL BOULANGER.

Oui, c’est bien le promoteur qui avait été évincé il y a 6 ans sur le terrain du Parc Sainte Odile à 200 Mètres de là. Puisqu’on vous dit que c’est du pur hasard !

 

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« C’est avec une grande satisfaction que nous constatons l’enterrement officiel de ce projet.

C’est une belle victoire de l’ensemble des Lambersartois qui se sont mobilisés pour défendre leur patrimoine commun, toutes tendances politiques confondus.

Pourtant, il nous semble nécessaire de nous attarder quelques minutes sur cette délibération.

On peut y lire que suite à 2 réunions de concertation, puis des échanges moins formels (au passage vous avez oublié de citer nos interventions au sein de ce Conseil), vous avez constaté que, je cite la délibération : « ce projet fait ressortir des craintes quand au stationnement déjà très problématique avec les activités importantes qui ont lieu sur le stade Guy Lefort.

Et qu’en outre, la proximité immédiate du tronçon de l’avenue de l’hippodrome le plus surchargé aux heures de pointe, accentue la difficulté 

Et c’est donc en dépit de ces arguments particulièrement pertinents que la majorité municipale avait voté à l’unanimité cette décision malgré notre intervention qui développait largement les difficultés de ce projet.

Aussi, permettez moi de souligner une fois encore, toute l’incohérence qui semble se dégager de votre vision.

Comment expliquer aux Lambersartois que ce projet est abandonné suite aux arguments que vous présentez, alors que vous ne faites que vous ré attribuez les arguments des habitants de ce quartier, qui se sont battus jusqu’au bout, sans être entendus cette fois, sur le projet situé sur le stade Guy Lefort, à quelques centaines de mètres de celui-ci?

C’est d’ailleurs curieux de noter comme l’histoire se répète…

Rappelez vous, en 2014, à quelques semaines des élections déjà, les élus de votre majorité affirmaient la main sur le cœur, qu’ils abandonnaient le projet Villavenir qui se situait lui aussi dans le même périmètre.

Quelle joie à l’époque des habitants qui s’étaient battus pour préserver les espaces verts de leur quartier.

Vous leur promettiez même de réaliser un parcours vert entre Canteleu et le Champ de courses!

Avant de sortir de derrière les fagots, à peine élus, un projet encore plus important à quelques centaines de mètres de là, sans jamais bien sûr, ne l’avoir annoncé à la population.

Les habitants de Canteleu ont été trahis. Et je voudrais rappeler ici la belle unanimité des votes de l’équipe majoritaire, à l’heure où chacun va vers sa chacunière, pour reprendre une expression de Pierre Mauroy appréciée de notre ancien Maire, et semble miser plein pot sur une amnésie collective des électeurs en mars 2020.

Nous formons le vœu ici que l’équipe majoritaire applique son analyse, à laquelle nous nous rallions pour une fois, et l’applique de manière cohérente à l’ensemble des projets immobiliers de ce quartier.

Comment sinon expliquer que ce qui est vrai dans une rue du quartier, ne l’est plus dans la rue d’à côté? On marche vraiment sur la tête!

À moins qu’il ne faille vous demander quel projet vous cachez cette fois si vous êtes réélus? Il nous semble finalement ne pas demander grand chose :

Vous limiter à vos engagements électoraux (qui ne comportait pas de construction sur ce périmètre) pour lequel le peuple vous a donné mandat, et appliquer une politique cohérente dans l’unique but de préserver l’intérêt général, tout en respectant la démocratie participative si des opportunités venaient à se présenter.

Mais voilà bien longtemps que vous avez oublié tout ça. Plusieurs quartiers, et même plusieurs politiques en souffrent, et c’est déplorable.

Cela fera partie intégrante de votre bilan partagé, il faudra l’assumer sur la forme et sur le fond. « 

Délibération numéro 19

Cette seconde délibération concerne le site Pasteur Nadaud qui se situe dans le quartier Nord Ouest.

Cette intervention permet de comprendre en quoi la méthode utilisée par la majorité (à l’unanimité des votes rappelons le) prête aux doutes.

« Encore une délibération sur le patrimoine de la ville pour laquelle il y a pas mal de choses à dire…

Dans la délibération précédente, nous avons pu vous parler de la façon dont vous avez traité les habitants sur les projets immobiliers sortis de votre chapeau au lendemain des élections municipales de 2014.

Là, c’est la méthode de sélection des promoteurs qui nous pose question.

Mais peut être que de la méthode utilisée dans la sélection des promoteurs pouvant concourir lors de la cession d’un terrain municipal, provient une partie de la réponse.

En effet, lors de la commission municipale traitant de ces sujets, j’ai demandé plusieurs fois comment les promoteurs étaient sélectionnés.

La réponse qui m’a été donnée par Monsieur Briffaut a été la suivante : « On choisit un petit, un moyen et un gros promoteur, puis nous choisissons entre les projets proposés ».

Pourquoi pas…

Mais cette méthode contient des failles au niveau de l’éthique, et ne considère pas les habitants comme je l’avais détaillées lors de mon intervention du dernier Conseil Municipal ici même.

De notre côté, nous préconiserions plutôt une autre méthode, bien plus respectueuse des Lambersartois : dans la mesure où les habitants n’ont jamais donné leur aval sur ces projets, nous les associerions EN AMONT à l’établissement d’un cahier des charges du projet.

Nous ferions ensuite un appel à candidatures à l’ensemble des promoteurs réunissant certains critères de sélection afin de limiter le nombre de réponses.

Puis nous sélectionnerions en commission municipale les projets finalistes, avant de faire voter les Lambersartois sur le projet final.

Voilà une méthode saine, transparente, respectueuse des habitants et des professionnels, ne laissant aucune zone d’ombre, et permettant d’obtenir sans doute, une meilleure valorisation des fonciers cédés par la ville.

Au lieu de cela, vous avez persisté dans votre façon de voir les choses, et nous nous retrouvons, une fois encore, avec la société ATREO qui se retrouve grande bénéficiaire d’un nouveau marché sur la ville.

Comment et pourquoi cette société, aussi performante soit elle, a-t-elle eu l’occasion de concourir au moins 3 fois, sur les 5 dossiers connus à ce jour ? (Isidom, Hippodrome, Trésorerie Pacot, Serres Casier, Nadaud)

Est ce vraiment loyal vis à vis des concurrents de cette société?

Et est ce que La ville y a-t-elle eu un quelconque intérêt ? Comme par exemple un prix du foncier généreux. Je ne crois pas.

Il me semble que la pré-sélection des promoteurs ayant le droit de répondre qui est réalisée de façon arbitraire par les élus de la ville pose de véritables questions. Est ce d’ailleurs parfaitement légal? La Chambre Régionale des Comptes ne pourrait elle pas y voir un délit de favoritisme?

Pour cette raison, et bien que les habitants aient eu la chance de pouvoir faire modifier le projet suite à leur mobilisation, et nous nous en félicitons, et bien que nous étions favorable à la construction de logements sur cette parcelle, nous ne pouvons valider pleinement et sereinement cette délibération. »

Délibération numéro 20

Cette délibération était l’occasion de rappeler ce qui restera l’une des plus grosses fautes de gestion de l’équipe majoritaire qui aura fait perdre plusieurs centaines de milliers d’euros à notre ville. La preuve? La voici…

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« Madame le Maire, il s’agit ici d’une délibération technique nous demandant de constater effectivement le bilan cession acquisition de la ville sur une période donnée, mais nous aurions pu ajouter ici dans l’intitulé le triste bilan.
J’ai déjà eu l’occasion plusieurs fois dans cette enceinte de fustiger les conditions scandaleuses dans lesquelles ce projet a été mené par la ville.

Et notamment d’évoquer la triple peine subie par les Lambersartois :

• –  La perte d’un patrimoine à aménager pour lequel ils n’ont pas été concertés,

• –  l’aggravation de l’amende liée à l’absence de logements à loyers modérés, puisque ce projet n’en comportait aucun. On se demande toujours pourquoi.

• –  mais aussi et surtout la perte financière sèche pour la ville de près de 400 000€ selon mes estimations étant donné le prix de vente accepté par la ville au bénéfice du bienheureux promoteur.

Ce nouvel exemple pourrait venir appuyer un peu plus mes propos concernant le mode de sélection du promoteur, mais je ne vais pas me répéter…

Je voulais juste rappeler ici que ce superbe terrain, situé au cœur du Canon d’Or, et qui pouvait avoir, selon moi, des prétendants à 500€ du M2 vu les récentes transactions réalisées dans le même périmètre au moment de la vente, s’est vendu 239€ du M2, au profit d’un interlocuteur et d’un projet strictement privés.

Le bilan de cette opération est donc sans appel : il manque près de 400 000€ dans les caisses de la ville.

Vous rendez-vous compte de l’incohérence totale de notre action sur la politique du patrimoine de la ville?

D’un côté on vend un terrain sur le site Nadaud à 312€/M2, sachant que le projet subira un certain nombre de contraintes, comme le pourcentage de logement à loyers modérés par exemple, que le promoteur devra vendre moins cher à un bailleur social, et qui viendront entamer sa rentabilité.

Et de l’autre, on vend 73€ moins cher du M2 un terrain libre de faire un projet 100% privé au cœur du Canon d’Or où le promoteur peut maximiser ses profits.

Si la ville avait vendu ce terrain ne serait-ce qu’au même prix (ce qui restait loin de sa valeur), la ville encaissait près de 165 000€ de plus…

Presque un point de fiscalité… Je crois que ça se passe de commentaires supplémentaires. Cela illustre la politique immobilière qui va à l’encontre de l’intérêt de notre ville par la majorité. Nous nous abstiendrons donc de nous associer à ce bilan de quelque façon que ce soit. »

Ces exemples illustrent parfaitement ce qui s’est passé durant les 6 dernières années de mandat.

Il était important que ces choses soient dites lors des séances du Conseil Municipal, car les membres de la majorité ont donc fait leur choix de vote en parfaite connaissance de cause.

Siéger dans l’opposition n’est pas un exercice facile. Mais cela reste un honneur car c’est un mandat confié par les électeurs.

Je suis fier de l’avoir assumé bénévolement durant toute la durée de ce mandat.

 

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Quartier des Conquérants : la dernière victime?

Vous avez sans doute entendu parler du dernier projet immobilier (un de plus!) qui a émergé sur la commune.

Comme pour les autres, pas de démocratie participative, pas d’information des habitants et surtout, une prise de position ubuesque de la majorité municipale.

Comme souvent, ce sont les habitants qui ont dû se mobiliser afin de se faire entendre, et disons le franchement, respecter.

Chaque élu de l’opposition a le droit de poser UNE question diverse par Conseil Municipal sur un sujet qui n’est pas à l’ordre du jour. Comme promis aux habitants du quartier, venus en masse ce jour là, voilà la question que j’ai posé à Madame le Maire et sa majorité.

« Les habitants du quartier des Conquérants ont eu la désagréable surprise en rentrant de vacances en Juillet de découvrir un permis de construire, accordé par la ville,  qui annonçait l’arrivée de deux immeubles collectifs  un de plus de 11 mètres et l’autre de plus de 14 mètres de haut, sur le site de l’entreprise Teffri.

Ce projet avait été annoncé en réunion de « démocratie participative » si ma mémoire est bonne, en Mai dernier,  animée par Monsieur Caudron 1er adjoint en charge de cette politique,  et avec l’intervention de Monsieur Briffaut.

Après avoir subi la désagréable sensation qu’on ne les considérait pas puisqu’ils n’étaient au courant de rien, , les habitants se sont mobilisés, et on les comprend, contre ce projet qui, nous semble t il, comporte de très nombreuses incohérences.

Incohérence architecturale d’abord : comment imaginer à cet endroit un immeuble de cette taille qui viendrait dénaturer totalement la logique d’habitat de ce quartier?

Incohérence de composition : Il se dit que ces logements seraient très majoritairement des types 2. Mais ce quartier est essentiellement résidentiel et familial. Il accueille des familles . Quelle logique pourrait motiver de n’avoir que des logements à une chambre hormis une logique de profits financiers? La cible avouée de clientèle, à savoir des investisseurs en recherche de défiscalisation, peut laisser craindre un entretien du bâtiment dans le temps laissant à désirer.

Incohérence sécuritaire : Comment imaginer sur cette petite voie de circulation bouchonnée chaque matin par la proximité des nombreux établissements scolaires et le passage des trains que près de 50 véhicules supplémentaires pourraient venir alourdir la circulation? Sans oublier l’élévation exponentielle du risque d’accident

Il semble évident que ce projet n’est pas en adéquation avec ce quartier.

Les Conquérants vont ils rejoindre la longue liste des quartiers lésés par une logique décisionnelle d’un autre âge, votée par l’intégralité de votre majorité dont certains membres promettent déjà que dans le futur ils ne feront plus ce qu’ils font pourtant depuis plusieurs dizaines d’années? 

Les Lambersartois seront ils dupes?

Canteleu 3 fois, le quartier Nord Ouest 2 fois, le Canon d’Or une fois, et j’en oublie peut être .

Autant de collectifs de citoyens courageux qui ont dû se lever contre des décisions iniques, prises à leur insu. Est ce un procédé loyal vis à vis de la population?

Alors, c’est vrai, il faut être honnête et rappeler que la ville n’est pas le donneur d’ordre de cette opération, et qu’elle n’est pas responsable de tout.

Mais quand même…

Comment la ville, qui prétend être engagée dans une démocratie participative, a t elle pu instruire ce permis de construire, le valider, et à aucun moment estimer que les habitants auraient peut être mérités d’être informés? Je dirais même considérés.

La ville n’aurait elle pas dû, AVANT toute décision concernant ce permis, échanger et informer les habitants et être l’interlocuteur privilégié du promoteur?

Car oui, nous pensons que la ville, outre un pouvoir de préemption dont elle n’a plus les moyens, a un devoir de protection de l’intérêt de ses habitants.

Un sursis à statuer aurait pu être pris, et la ville aurait même pu monter un dossier, même fragile, pour refuser le permis de construire. 

Au pire du pire, la ville risquait de voir le promoteur gagner au tribunal administratif et être contrainte de délivrer le permis. Mais au moins les habitants auraient eu la consolation de voir que leurs élus étaient à leurs côtés.

Aujourd’hui rien de tout cela. Un silence officiel assourdissant pour ses habitants, dont certains risquent de voir leur bien immobilier perdre de la valeur.

Ma question est la suivante madame le Maire, pouvez vous, en cette enceinte, nous expliquer quelle est la position de votre groupe sur ce dossier, et comptez vous ouvrir le dialogue avec les habitants, voir les aider dans leurs démarches de contestation ?

Je vous remercie,

Frédéric DEHAEZE pour le groupe Les Indépendants

Il semble que cette intervention en Conseil Municipal ait contribué à faire « bouger les lignes » et le collectif sera prochainement reçu en Mairie.

Pourront ils réellement infléchir le projet? Rien n’est mon sûr mais nous leur souhaitons et les soutenons dans cette démarche.

 

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Lettre ouverte aux élus de la majorité minoritaires.

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Suite aux évènements du dernier Conseil Municipal sur lequel je reviendrai en détail trés prochainement en reprenant mes interventions, je tenais à vous partager cette lettre ouverte que j’ai adressé ce soir à mes collègues.

Car la situation est grave.

Oui, chacun peut avoir une évolution politique personnelle en son âme et conscience.

Oui, je respecte profondément le travail et l’engagement de ceux qui choisissent de donner de leur temps à la cause publique. Adversaire ou pas.

Mais non, je ne peux rester silencieux quand des comportements peuvent jeter l’ambiguÏté et ternir l’image des élus locaux.

Et non, la fin ne justifie pas tous les moyens.

Voici cette lettre :

Mes chers collègues,

Suite aux évènements qui ont émaillé le dernier Conseil Municipal, je me sens dans l’obligation morale de revenir vers vous.

En effet, j’ai pu entendre ou lire ici ou là, de l’étonnement, du questionnement, par rapport à mes interventions. J’ai même découvert quelques libertés prises avec mes déclarations. Aussi, il me parait très important de clarifier les choses.

J’espère que ces lignes vous inviteront à faire de même.

Vous avez été élus, (et même pour la plupart d’entre vous réélus pour la énième fois) en promettant allégeance à une liste politique.

Cette liste était conduite par Marc Philippe DAUBRESSE jusqu’au moment où il a décidé de partir sous les ors du Sénat.

A ce moment, vous avez élu, à l’unanimité faut-il le rappeler, Christiane KRIEGER Maire de Lambersart.

Elle vous a remercié de votre confiance, en vous confiant des délégations. C’est à dire que contrairement à de simples conseillers municipaux bénévoles, vous acceptiez de prendre en charge la bonne exécution des politiques que votre Maire vous a confiées, moyennant des indemnités mensuelles.

Et vous avez mené ENSEMBLE les affaires municipales, prenant toutes les décisions, et les votant ensuite à l’UNANIMITÉ, sans tenir compte des interventions des opposants au sein du Conseil Municipal, dont je suis.

Que ces interventions soient critiques ou constructives, elles ont toujours été traitées avec le même mépris collectif. Mais c’est un autre sujet.

Il en est de même pour le budget 2019 que vous avez co-créé, défendu et voté en mars 2019.

En Juin 2019, votre Maire proposa un débat en interne au sein de votre équipe, puis un vote, afin que vous puissiez déterminer ensemble qui serait votre tête de liste pour les municipales à venir.

De justesse, Madame KRIEGER a obtenu la majorité, et l’investiture de votre liste pour vous représenter en 2020.

Rien ne vous obligeait à participer à ce vote! Mais si vous y preniez part, c’est bien que vous en acceptiez le principe et la légitimité. Sinon pourquoi s’y conformer?

Pourtant, en Juillet 2019, Monsieur CAUDRON, 1er Adjoint, déclarait sa candidature dissidente  et défiait Madame KRIEGER… Tout en conservant son poste!

Interviewé dans la presse au début de ce mois, Monsieur CAUDRON expliquait continuer à travailler avec Mme KRIEGER, et ne voyait d’ailleurs pas de problème à cela, estimant de son point de vue « faire le travail » et savoir faire la part des choses.

Cela n’est pas sans rappeler une époque, pas si éloignée que cela, ou un premier adjoint en fonction annonçait lui aussi à peu près à la même époque, défendre une autre vision de l’avenir, qu’il souhaitait présenter aux suffrages des habitants en Mars 2014.

Lui aussi pensait pouvoir aller au bout de son mandat avec ses délégations, ainsi que ses futurs colistiers. Il estimait, et à juste titre à mon sens, faire le travail.

Lui aussi avait plusieurs décennies de bons et loyaux services à son actif. Je ne vous cache pas qu’à l’époque, je croyais aussi cela possible.

La démocratie est censée permettre à chacun d’exprimer des idées aussi différentes soient elles, tant qu’elles restent dans le cadre démocratique.

Pourtant ce ne fut pas la décision prise par la majorité qui, au grand désarroi de l’élu concerné, prirent sans hésitation la décision de la sentence suprême en lui retirant ses délégations.

Cette décision était d’ailleurs motivée par un texte cosigné par un certain nombre d’élus que vous pouvez retrouver dans le Procès Verbal du Conseil Municipal du 13 décembre 2013,et que la plupart d’entre vous ont consigné : « Nous avons appris récemment avec beaucoup de tristesse, que trois (aujourd’hui vous êtes au moins 7) de nos collègues reviennent sur leur engagements initial pour des raisons essentiellement personnelles (…)
Nous déplorons ce manque de loyauté et nous regrettons que leur honnêteté intellectuelle ne les ai pas conduit à démissionner de la responsabilité de l’exécutif si ils n’étaient plus en phase avec les décisions et le fonctionnement de notre équipe. »

Nous retrouvions parmi les signataires :

Christophe CAUDRON, Claude REYNAERT, Alain MAZEREEUW, Christophe CONVERT, Laurent FRAPPART et Stéphane ACQUETTE soit la quasi totalité de ceux qui aujourd’hui font exactement la même chose.

Depuis des décennies, le Conseil Municipal se prépare et se déroule de la façon suivante :

Vous effectuez des réunions préparatoires où vous évoquez ces sujets entre vous d’abord,  puis en présence de l’opposition lors des commissions municipales.

Vous débattez des sujets qui sont proposés en délibération dans l’une et l’autre des instances si nécessaire.

Vous les votez en Conseil Municipal où les décisions prises deviennent officielles.

Or, lors du Conseil Municipal du 9 octobre dernier, le premier depuis votre déclaration de candidature, alors que nous ne vous avions quasiment pas entendu en commission préparatoire, voilà que vous avez tenté de bloquer un certain nombre de décisions nécessaires à le bonne marche de la commune.

Vos principaux arguments pour cela étaient le manque de vision financière (d’un budget que vous avez pourtant élaboré et voté!) ou le manque de concertation des habitants (dont vous avez pourtant la délégation et donc la responsabilité).

Ces critiques étaient faites en séance publique du Conseil Municipal, et non en commission de travail comme la loyauté l’aurait exigée.

C’est à ce moment que j’ai demandé la parole, et que je vous ai mis face à vos incohérences.

Car, sachez-le, je ne cultive aucune rancœur à votre égard, et je n’ai aucun autre objectif que l’intérêt général de notre ville.

Mais justement, était-ce l’intérêt général de notre commune que de bloquer une délibération qui n’était que la suite logique du budget que vous aviez voté? Ce blocage risquant d’empêcher le versement des salaires des employés de la ville à la fin du mois.

Le personnel de la ville, qui réalise un travail admirable dans des conditions parfois difficile méritait-il d’être la victime potentielle de votre nouveau choix politique?

N’était-ce pas une prise d’otages ? C’est ce que j’ai dénoncé. Et je pense que le terme était approprié.

Car entendons-nous bien, il n’y a rien de personnel, et je serai le premier à défendre votre droit de changer totalement votre façon de voir la vie politique et son action, quand bien même votre prise de conscience, reprenant à votre compte ce que l’opposition vous dit depuis des années, semble tardive et surtout forte à propos à 6 mois des prochaines municipales.

Mais comme beaucoup de Lambersartois, je m’interroge sur la cohérence qui  vous anime.

Vous avez condamné par le passé sans hésitation les collègues qui pensaient pouvoir avoir la même démarche.

Alors  pourquoi ne pas avoir été cohérent avec VOS VALEURS en démissionnant de vos responsabilités et en formant un nouveau groupe politique au sein du Conseil Municipal?

Si vous l’aviez fait, votre attitude aurait été cohérente et respectable. Je ne serai pas intervenu.

Aujourd’hui, on ne peut que constater qu’en gardant un pied dedans et un pied dehors, vous allez toucher près de 55000€ d’indemnités, et donc d’argent public, entre le moment de votre déclaration et celui des élections.

En d’autres termes la confiance que continue de vous accorder notre Maire financera largement votre campagne à venir…contre elle!

Cela est parfaitement légal mais est-ce bien moral à l’heure où les électeurs ne supportent plus ce genre de choses?

Bien sûr, et heureusement, vous continuerez à tenir vos délégations, mais au sein d’une équipe dont vous restez membres, tout en n’en respectant plus les règles, ni les décisions.

Cela n’est pas digne de vos qualités et des valeurs morales que vous prétendez défendre. Cela n’a également plus aucun rapport avec l’intérêt général de notre ville.

Aussi, je vous demande solennellement de vous mettre en accord avec vous même en rendant immédiatement vos délégations à Madame Le Maire.

L’argent de vos indemnités ainsi économisé permettra d’aider au financement de notre commune, ce dont elle a bien besoin.

Vous n’avez pas manqué de le souligner durant le Conseil Municipal.

Pour conclure, et mettre fin aux dernières ambiguïtés, je veux bien sûr réaffirmer ici mon respect de votre choix personnel, à partir du moment où il est assumé jusqu’au bout.

Mais aussi que notre groupe reste totalement libre et indépendant.

Puissions nous terminer ce mandat en élevant le débat politique, en évitant les attaques personnelles, et en proposant des projets dont les Lambersartois seront les premiers bénéficiaires.

Respectueusement,

Frédéric DEHAEZE

 

Une victoire pour Lambersart !

La nouvelle vient juste de tomber, et c’est une formidable nouvelle pour les Lambersartois : La Maire abandonne le projet Debuire Dubuc.

Pour rappel, c’est lors du dernier Conseil Municipal que l’équipe municipale majoritaire avait voté à l’UNANIMITÉ de ses membres le déclassement et la vente des terrains rue Debuire Dubuc dans le but de faire construire au moins 50 logements sur le site. Seuls les deux groupes d’opposition du Conseil s’y opposant.

50 nouveaux logements qui venaient s’ajouter à plus de 60 autres déjà en projet sur ce quartier, à la densité urbaine intense.

A l’époque, j’avais alors pris la parole pour mon groupe durant le Conseil Municipal afin d’expliquer pourquoi ce projet était, sur la forme et sur le fond, une terrible erreur.

Je diffusais le soir même mes propos dans l’article que vous trouverez ici

Dès la fin du Conseil, certains membres du public, candidats à l’élection municipale de 2020 également, étaient venus me féliciter pour cette intervention dont ils partageaient manifestement le contenu et l’esprit.

C’est donc une grande partie des forces vives de la ville qui se sont élevées contre ce projet ubuesque!

Et la raison l’a emportée.

C’est une magnifique victoire collective des acteurs et habitants de Lambersart qui combattaient ce projet.

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Ce soir, je suis heureux pour ma ville, et pour Canteleu.

Je remercie toutes celles et ceux qui se sont battus pour que cela soit possible, chacun à son niveau, mais dans le même objectif d’intérêt général.

Je remercie Madame La Maire de Lambersart qui a entendu la voix de la raison. Et peu importe si c’était contrainte et forcée.

J’appelle maintenant à un véritable projet de concertation citoyen, afin de déterminer ensemble le devenir de cette parcelle.

Un scandale pour les Lambersartois!

Imaginez que vous soyez propriétaire d’un bien immobilier.

Dans votre rue, un bien quasiment similaire s’est vendu disons 200 000€, et vous êtes parfaitement au courant du prix de la transaction.

Demain, vous mettez en vente ce bien. Vous confiez la vente de ce bien à une personne qui est mandaté pour gérer « en bon père de famille » » vos intérêts. Quel serait votre réaction s’il vous apprenait qu’il a vendu votre bien…100 000€?

C’est exactement la question, toujours sans réponse que j’ai posé au Conseil Municipal de notre ville.

Retrouvez ici le lien des deux articles Voix du Nord traitant de ce sujet éloquent, ainsi que mes interventions concernant le budget de la ville.

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Mon article sur la jeunesse dans le dernier magasine municipal

Difficile d’exprimer des idées en si peu de signes, mais je me suis essayé à l’exercice avec comme sujet la jeunesse de Lambersart :

A Lambersart, la politique Jeunesse n’a que bien peu de moyens, et les jeunes n’ont pas beaucoup d’endroits où aller après les cours.

Plusieurs quartiers ne disposent pas de locaux pour les accueillir, ou des locaux mal adaptés comme à Canteleu.
La Cité Familiale possède un très beau local mais toujours fermé, faute d’animateurs.
Savez vous combien il y a d’animateurs du service jeunesse sur le terrain (hors accueil structure) pour l’ensemble de la ville? Deux !.
C’est ridicule pour une ville de la taille de Lambersart.
La majorité vient d’embaucher deux nouveaux agents au service prévention. Elle renforce ce service social qui intervient surtout en cas de problème mais elle pénalise de ce fait le service jeunesse qui agit sur le fond et dans la durée cherchant ainsi à rendre les jeunes acteurs et responsables.
Pour nous, des efforts importants et des moyens supplémentaires doivent être consacrés au « service jeunesse. » .Avec nos jeunes il faut tisser des liens quotidiens, il faut dialoguer en confiance,. Il faut aussi soutenir les associations qui réalisent un travail formidable au profit de nos adolescents.
Aujourd’hui,la déconnexion entre la ville et ses jeunes explique les échecs successifs des « actions jeunesses » ,pourtant surmédiatisées, depuis un an (Soirée Blanche, soirée jeunesse, fréquentation du forum)

Lambersart, ma source (7) le second mandat municipal

Me voilà donc réélu en Mars 2008 pour un nouveau mandat.

Là encore, le but de cet article n’est pas de vous conter tous les évènements qui m’ont conduit à pendre cette décision qui aura tant fait parler en 2014… Mais je vais tout de même essayer de répondre franchement aux questions qui me sont régulièrement posées. Et vous narrez quelques anecdotes…

Dès le début je suis consterné de constater que l’adversaire de toujours, Claude Reynaert, est soudain devenu un fidèle serviteur de la « cause Daubressienne ». Il est immédiatement récompensé par un siège d’adjoint avec les émoluments qui y sont associés….Alors que certains membres de l’équipe Daubresse, fidèles au poste et à leurs convictions, eux, n’évoluent pas.

J’avale aussi ma salive de travers quand j’apprends que même l’ex-candidat du Front National, a été accueilli sur notre liste…

Qu’on soit bien clair, il est très important de faire la distinction entre l’homme, et les idées qu’il a choisies de défendre!

Ce monsieur est une personne très investie dans notre ville, il y fait un très bon travail, et il mérite le respect. A titre personnel, il a même mon amitié.

Mais il a choisi de prendre la couleur d’un parti politique extrémiste. Et pour cela il n’avait pas, pour moi, sa place sur notre liste. C’est juste une question de principe.On peut vouloir faire « l’union », mais certaines peuvent symboliquement ressembler à une compromission pour ratisser le plus large possible.

Mais je ne suis pas au bout de mes surprises dans ce domaine, je vois également avec perplexité Patrick Binet et Stéphane Acquette, élus respectivement d’une liste centre droit et de la liste socialiste, changer opportunément de crémerie en plein mandat pour rejoindre l’équipe majoritaire … Choix immédiatement récompensé pour Stéphane Acquette qui passe d’opposant bénévole de la liste socialiste à élu avec délégation (et donc indemnités) du numéro 2 de l’UMP…

Pendant ce temps là de fidèles soldats de l’équipe majoritaire continuent leur remarquable travail bénévolement sans aucune considération ni contrepartie. (J’ai une pensée particulière pour notre ami Ali Achouri…).

Je suis donc choqué par certains choix, mais je n’attaque jamais directement les personnes.

En effet, de manière global, je fais la distinction entre les personnes, que je respecte toujours (dommage que la réciproque ne soit pas toujours vraie), et leurs idées ou leurs choix que je peux combattre, mais cela n’a rien de personnel. Mais je reviendrais sur cette notion plus tard.

Mais à nouveau, lors de ce mandat, j’ai accepté que Marc Philippe Daubresse soit le chef, et j’ai signé un document où je m’engage à ne pas prendre en public une position contraire à celle de l’équipe.

Je respecterais d’ailleurs loyalement cet engagement jusqu’à la fin. Je m’exprime donc clairement en réunion de bureau, mais je ne trahis rien à l’extérieur.

Car oui, en tant que Conseiller Municipal Délégué, je siège donc au fameux bureau. Là où, je le pense encore, se prennent les décisions importantes.

Ma déception est de taille…

Oui, des problématiques sont exposées, et certains sujets débattus. C’est vrai.

Mais les grandes lignes sont posées et nous n’avons pas grand chose à dire… Comme la plage ou l’inénarrable « Soirée Blanche » où tout a été décidé sans même nous consulter.

J’enrage devant le peu de moyens de la jeunesse… Et mes propositions, telle que la création d’un conseil d’enfants, ne sont pas retenues.(Aujourd’hui encore, il n’y a que 2 animateurs jeunesse, réellement sur le terrain pour toute la ville de Lambersart… Une catastrophe.)

C’est lors de ce mandat, que la « cour » autour du couple Daubresse-Astruc s’est définitivement installée …L’anédocte la plus révélatrice a eu lieu lors de la nomination de Marc Philippe Daubresse en tant que Ministre de la Jeunesse…

Quand il a été nommé, j’étais très heureux! J’étais convaincu que cela aurait une influence durable sur la politique jeunesse de la ville. Je m’empresse alors de lui écrire plusieurs idées simples et rapides qu’ils pourraient peut être mettre en place en faveur de la jeunesse.

Happé à nouveau par la vie Parisienne (alors qu’il avait déjà juré de ne plus y retourner), il ne répondra jamais à mon courrier.

Jusqu’à ce qu’il se fasse remercier quelques mois plus tard… Il est de retour dans la ville, et inaugure avec moi un local mis à disposition de la jeunesse dans le quartier de la Cité Familiale (un local rénové et la plupart du temps fermé faute d’animateurs).

A cette occasion, il demande à me voir…

Souvent quand on voulait un rendez vous avec le maire, même en étant élu de la majorité, il valait mieux se montrer patient… Mais là non, il me demande de venir dès le lendemain midi…

Je vais au rendez vous ce jour là, en prenant bien soin d’amener un exemplaire de mes propositions pour la jeunesse! Je suis alors sûr que de retour sur ses terres et riche de son expérience, nous allons mettre des choses nouvelles en place.

Là, la surprise est de taille! Il me demande s’il est vrai que je suis en train de monter une liste contre lui, en compagnie de deux autres personnes, dont une que je ne connais même pas!

Je lui réponds à demi-abasourdi et à demi-amusé que je ne pensais pas être invité dans le bureau d’un ancien ministre de la République pour commenter le dernier ragot que ses sbires ont cru bon de lui remonter, sans que cela ait une seule once de vérité!

J’ajoute qu’il n’est pas obligé de me croire et que c’est son affaire, mais bien qu’il ne m’estime pas beaucoup, qu’il m’accorde quand même assez d’intelligence pour ne pas monter une liste en 2010 pour une échéance de 2014!!!

Enfin je lui demande de me donner un seul exemple de fait concret, de déclaration ou acte qui trahirait de ma part les engagements pris et qui ne sortent pas des « rumeurs » dont on semble l’abreuver… Evidemment, il n’y en a pas.

Nous en resterons là sur ce sujet lui et moi. Mais cette épisode m’a marqué car cela m’a donné une preuve irréfutable que l’ambiance de l’équipe devenait de plus en plus malsain.J’ai bien compris que mon tempérament en gêne certains, et que ces personnes alimentent le Maire à tort et à travers à mon propos.

Le mandat continue, et je pense faire de bonnes choses pour la jeunesse, avec le peu de budget de fonctionnement qui m’est alloué (environ 60000€ hors salaire… Soit un peu plus que le budget des seuls panneaux lumineux d’entrée de ville) :

– Relance du conseil des jeunes

– Lancement de la soirée des talents de l’humour

– Gala de boxe avec la présence de champions du monde (photo)

– Concours photo (Avec l’aide des fonds ministériels)

– Lancement du forum de l’orientation (à la demande du Maire)

– Entre autres…

Le passage du maire au gouvernement a permis de postuler et d’obtenir ponctuellement un budget plus important pour financer certaines actions en faveur de la jeunesse… C’est toujours ça!

L’ambiance au sein de la majorité est alors de plus en plus et progressivement délétère.

Nous arrivons en Juin 2013, deux clans sont alors clairement établis : la « cour » , et les autres…

Un soir, lors d’une réunion de liste qui sera pour moi mémorable, le Maire annonce qu’il se représentera et essaye de crever l’abcès.

Aujourd’hui encore, je garde ma parole de laisser les échanges confidentiels. Mais certains ont le courage de prendre la parole et de dénoncer certaines choses qui ne leur conviennent plus… Vous ne serez pas étonné si je vous dis que Bernard Coffyn, Yvon Cousin, Ali Achouri et moi-même notamment, avons parlé ce soir là.

La réunion semble constructive et les choses sont dites. Je conclus alors mon propos en disant qu’après ce que je venais d’entendre, je me laissais le temps de la réflexion pour voir si les choses vont vraiment changer et si je me réengage au sein de cette équipe.

Le but de chacun des intervenants était clair à ce moment là : faire changer de suite certaines mauvaises habitudes, et repartir ensemble en 2014 sur des bases plus saines.

Mais les choses ne changent guère et mes détracteurs cherchent une façon de mettre le feu aux poudres, et c’est un article dans la presse qui va leur en donner l’occasion.

Car parallèlement, je m’occupe toujours du FC Lambersart, et je défends à cette occasion l’intérêt des associations de la ville, qui pour moi, ne sont pas aidées de façon juste et équitable par la municipalité, notamment dans l’attribution des subventions.

http://www.lavoixdunord.fr/region/frederic-dehaeze-president-du-fc-lambersart-un-ia22b49742n1541666

Pour avoir défendu mon club, je me retrouve cloué au pilori. Et bien soit! Ce n’est pas faute d’avoir exposé à maintes reprises la situation et demandé à ce qu’on prenne en compte la réalité du terrain.

Parallèlement à ces évènements, et comme annoncé lors de la réunion de liste, je poursuis ma réflexion… Vais je me réengager auprès de Marc Philippe Daubresse en 2014 oui ou non?

Je suis loin d’être le seul dans ce cas là… La base de notre réflexion est la suivante : soit on obtient du maire certains engagements liés à ce qu’on appellera pudiquement « sa gouvernance » et on continue avec lui, soit on arrête… Car, à titre personnel, si je resigne pour un mandat de plus, c’est cautionner les pratiques que je condamne… Et ça, je ne le peux pas, même pour un poste d’Adjoint…

En Octobre, après avoir vu le maire et lui avoir proposé certaines conditions pour continuer un travail collectif et avoir essuyé un refus, Yvon Cousin annonce sa décision de partir en campagne contre lui!

Parmi ces conditions, une qui semble à chacun d’entre nous primordial et symbolique : que Brigitte Astruc, sa compagne, ne fasse plus partie de l’équipe municipale.

Il ne nous semble pas correct en terme d’éthique, ni sain pour l’équipe, que cette femme puisse cumuler autant de mandats et de fonctions.

En effet, le couple Astruc Daubresse a fait le choix de s’attribuer quasiment tous les pouvoirs possibles en cumulant plus de 7 fonctions différentes à eux deux, qui pour nous représentent pour chacune un temps plein, et en ont cumulé salaires, indemnités  et autres avantages… Jusqu’à atteindre des seuils de rémunération indécents en ces temps difficiles. Sans parler de la gouvernance qui découle de cette situation.

Pour nous cette façon de faire n’est plus de notre temps, et pose un gros problème de respiration de la démocratie.

Il n’y a pour autant rien d’illégal à proprement parler. On est juste sur une question de valeurs.

Mais je reste personnellement convaincu que les électeurs vont progressivement condamner ce genre de pratique.

De mon côté il n’y a aucune colère, aucune rancune ni aucune haine à leur égard.

Je les respecte en tant qu’homme et femme, respecte leurs équipes et le travail qu’ils accomplissent, et je n’hésiterais pas à soutenir encore demain les actions qu’ils entreprendront que je jugerais utiles et bonnes pour l’intérêt de ma ville.

Je ne renie d’ailleurs pas le fait que Marc Philippe Daubresse a été un bon Maire pour Lambersart. Mais progressivement, peut être avec l’usure du pouvoir (?),  trop de choses sont allés à l’encontre de mes valeurs…Jusqu’à ne plus me sentir  en phase avec sa façon de faire de la politique. Il était donc simplement honnête de ne plus continuer avec lui.

A ce moment là, de mon côté, je continue à faire mon travail d’élu à la jeunesse… Et je continue publiquement à garder la réserve qui doit être la mienne si on excepte l’article de la Voix du Nord vu plus haut.

Mais Marc Philippe Daubresse a compris qu’il n’arrivera plus à faire taire certains d’entre nous, et il passe à l’offensive :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/nord-pas-de-calais/2013/11/10/municipales-lambersart-les-defections-dans-le-camp-de-marc-philippe-daubresse-se-multiplient-355039.html

Nous faisons valeur d’exemple au sein de l’équipe municipale… Et plusieurs élus qui partageaient pourtant nos arguments s’éclipsent discrètement…

J’avoue avoir été déçu par le manque de courage de certains… Mais finalement, c’est leur choix et leur conscience. Certains ont gardé leur délégation… Tant mieux pour eux!

D’autres ne plient pas! Et Ali Achouri, notre regretté ami, puis Marie Claude Chasseing nous rejoignent!

Je passerai volontairement l’histoire de la campagne… Il y aurait tellement à dire!

Je peux juste dire que j’y ai fait des rencontres extraordinaires, et pu voir à quelles bassesses la nature humaine pouvait se livrer…

Nous passons à un cheveux de l’exploit! D’abord en emmenant l’équipe Daubresse au second tour, ce qui n’était jamais arrivé! Puis en échouant à 366 vois près, dans une ville de près de 30000 habitants…

Quel dommage!

Mais voilà, nous avons certes perdu cette bataille, mais nous sommes bien décidés à défendre nos valeurs et porter la voix des près de 50% d’électeurs qui ont votés pour nous.

Je les remercie d’ailleurs du fond du coeur.

Janvier 2013, gala de boxe en compagnie d'un champion du monde et d'Ali Achouri

Janvier 2013, gala de boxe en compagnie d’un champion du monde et d’Ali Achouri

Certains d’entre nous ont perdu leurs délégations, mais ils ont retrouvé une liberté totale.

J’ai la faiblesse de penser, quand je regarde l’évolution des choses depuis les élections, que quelques uns de mes collègues doivent avoir de temps à autre un peu de mal à dormir…

En attendant, je suis toujours élu de ma ville et j’entame un troisième mandat.

Lambersart, ma source (6) le premier mandat municipal

L'inauguration du Colysée , un des grands moments de ce premier mandat

L’inauguration du Colysée , un des grands moments de ce premier mandat


Je suis reçu peu de temps après mon « titre honorifique » par Marc Philippe Daubresse, qui me propose de rejoindre son équipe municipale pour les élections de 2001.

Comme l’échéance est encore éloignée, il me propose en attendant de découvrir le fonctionnement d’une institution de ce type en me proposant de siéger au SIVOM. (Syndicat Intercommunal à Vocations Multiples)

J’accepte d’être sur la liste avec grand plaisir mais je pose plusieurs conditions :

– Etre sur une place éligible de la liste

– Pouvoir, en tout état de cause garder ma liberté de parole

– Ne pas devoir m’inscrire dans un parti politique

Le Maire accepte, tout en me précisant qu’afin de garder une unité de l’équipe, tout pourra se discuter au sein de la liste et qu’une fois une décision arrêtée à la majorité, il faudra en être solidaire à l’extérieur.

J’acte ce principe qui me parait logique, et je m’engage.

Je tiens à préciser qu’à ce moment je suis un Lambersartois tout à fait satisfait de son Maire, et je soutiens pleinement son action.

Notre liste l’emporte relativement aisément au premier tour des municipales en Mars 2001, et je deviens le plus jeune conseiller municipal de ma ville du haut de mes 24 ans.

Ce premier mandat se passe relativement bien…

Même s’il y aurait beaucoup à dire et à raconter, et peut être un jour prendrais je le temps de le faire d’ailleurs…

Mais je souhaite ici aller à l’essentiel…

Je découvre la vie politique, et ses méandres…

J’use pleinement de mon « droit de parole », et me rend vite compte que cela n’est pas du goût de tout le monde.

Je suis surpris, voir même choqué, du silence consciencieux qu’observent certains élus qui ont pourtant des délégations ou des fonctions importantes…

Je n’imagine alors pas que c’est justement pour ne pas devoir garder le silence contre mes valeurs que je vais quitter cette équipe municipale 13 ans plus tard avec quelques uns de mes colistiers.

Je décide également de m’engager pour la première fois pour un parti politique en Avril 2002 suite au séisme politique que représente l’arrivée de Jean Marie Lepen au second tour de la présidentielle.

Je fais le choix de rejoindre l’UMP, mouvement censé à l’époque être un mouvement rassemblant la Droite et le Centre et se présentant aussi comme un exemple démocratique dans son fonctionnement.

Ayant toujours eu des idées de Centre Droit avec de fortes valeurs Humanistes, je pense alors trouver mon bonheur.

La déception est alors de taille… Tout est verrouillé par les barons locaux. Je me rends compte que finalement, tout se décide à quelques uns… Là encore,je prends la parole lors de Comités Départementaux pour le dire, ce qui provoque quelques réactions peu sympathiques des « anciens » qui n’ont jamais connus finalement un autre fonctionnement, mais aussi me permet de créer de solides liens d’amitiés avec d’autres élus comme moi qui  n’adhèrent pas au système.

La morale de mes premiers pas en Politique à Lambersart et à l’UMP avec les dirigeants de l’époque est assez claire : La critique, ou le questionnement constructif ne sont pas compris ou bienvenus… Il faut être présent, d’accord et éviter de contester les décisions, même en interne ! Sinon l’image de l’ambitieux/prétentieux et de la « grande gueule » arrivent très vite, accompagnées de la méfiance voir de la défiance de la part de certains.

Ce n’est pas grave, j’assume. Je dis ce que je pense. Mais je respecte l’engagement que j’ai pris de loyauté envers l’extérieur.

C’est également lors de ce premier mandat que je prends la Présidence du FC Lambersart,mon club de coeur, en Juin 2005.

A l’époque plusieurs « amis » élus tentent de me dissuader de prendre cet engagement… Mais mon club ne va pas très bien et n’a plus de Président…. Hors de question que je reste sans rien faire ni tenter.

Cette expérience sera déterminante pour moi car je vais y apprendre quelle place occupe réellement les jeunes et les associations au sein de notre ville.

Lors de ce premier mandat municipal, je comprends vite que les décisions ne se prennent pas en réunion de liste dans 99% des cas mais en réunion de bureau (les élus ayant délégation).

Je passe donc beaucoup de temps sur le terrain, au contact des Lambersartois, et participe à beaucoup d’évènements qui me marquent.

J’initie le débat sur les ressources des associations sportives paires de la ville qui à l’époque, doivent faire face à de grosses difficultés financières, et j’écris le projet Sports et Citoyenneté qui sera appliqué par notre équipe majoritaire.

Ce mandat s’achève en 2008, et je me pose alors déjà pas mal de questions…

Déjà quelques choix réalisés par le Député Maire m’interpellent, ainsi que quelques méthodes…

Un soir à Comines, les yeux dans les yeux, je lui exprime mon étonnement du choix de Brigitte Astruc pour figurer sur la liste des Régionales… Il me répond qu’il n’a pas eu le choix, qu’on lui demandait « une femme » pour respecter la parité, et qu’étant la première femme sur la liste municipale, c’était pour lui logique…  Je lui fais part de ma plus grande réserve…

Au sein de l’équipe municipale, les réactions ne manquent pas non plus… Mais pour beaucoup, elles resteront réservés aux couloirs et aux messes basses.

C’est alors  que commence à se former ce que certains appelleront « la cour » : une petite équipe d’élus particulièrement dociles, toujours d’accord avec presque n’importe quelle proposition, et dont certaines attitudes peuvent parfois inciter à sourire…ou au dégoût.

Néanmoins Marc Philippe Daubresse me propose de rester sur sa liste et me confie la délégation que j’attendais : la Jeunesse!

La perspective d’enfin réellement participer aux décisions achève de me décider à resigner…

Je me dis alors (naïvement) qu’en participant aux débats, les choses, ou ma perception des choses, changeront.

A l’époque, quelques élus (dont je faisais parti) pensent à se désolidariser du Maire à cause, notamment, des faits cités plus haut. Estimant que, bien qu’il n’y ait rien d’illégal, le fait d’avoir un couple qui cumule les mandats (et les pouvoirs) n’est pas très sain. Mais une franche discussion entre lui et Yvon Cousin nous laisse croire que certains messages sont passés et que les choses font changer. Nous repartons donc loyalement et plein d’espoir pour ce nouveau mandat.

Par contre, je suis extrêmement déçu du départ de quelques « cadres » qui pour moi faisaient valeurs d’exemples : Jean Marie Roger, Jacques Yves Wambergue, Marie Hélène Bernet, Michel Deneuville, sans oublier Didier Lefebvre Directeur du cabinet …

Lambersart, ma source (5) Les études, petite consécration…

Evidemment, durant tout ce temps, je vais en cours…

Mes parents me surveillent toujours étroitement mais sont parfois un peu désabusés…

Quand une matière me plait, je peux avoir d’excellents résultats… Quand ce n’est pas le cas… C’est désastreux… Je m’ennuie en cours, et mes deux ans passés à Jean Perrin sont calamiteux…

Je ne trouve aucun sens à ce que je fais là bas… Je passe mon temps à amuser la galerie et à préparer mes séances de foot pour les enfants que j’encadre au FCL.

La directrice de l’époque convoque alors ma mère… J’ai eu 17 ans, et elle lui explique que « je n’arriverai jamais à rien ».

Je me souviens de ce jour, car j’ai senti ma mère humiliée… Dans une colère froide, elle m’annonce qu’elle va m’inscrire à Maria Goretti pour partir dans l’enseignement professionnel… Et que c’est ma dernière chance…

J’arrive pas motivé du tout dans ce lycée, et je me sens d’abord, je dois le dire, honteux…

Je n’avais pas, comme beaucoup et à tort, une bonne image de l’enseignement professionnel.

Et puis voilà les premiers cours… Des matières concrètes, qui me parlent enfin!

Une équipe pédagogique exceptionnelle. Un encadrement formidable… Je trouve pleinement ma place à Maria Goretti, et surtout j’adore ce que je fais!

Les profs arrivent à me cadrer, tout en me laissant m’exprimer…

Grâce à eux, je vais vivre 4 formidables années.

Avec notamment une expérience qui me marquera à double titre : la création d’une mini-entreprise.

D’abord pour l’envie qu’elle me donnera d’un jour créer une société.

Ensuite pour l’aventure humaine, puisque l’intégralité des bénéfices serviront finalement à offrir un voyage à New York à l’un de nos camarades de classe qui avait des problèmes de santé graves.

La "mini-entreprise" créé avec les élèves de ma classe qui m'inculqua le "virus" de l'entreprenariat...

La « mini-entreprise » créé avec les élèves de ma classe qui m’inculqua le « virus » de l’entreprenariat…

Et comme je suis un passionné et que ce que je fais me passionne, j’obtiens en cours d’excellents résultats.

Des résultats tellement intéressants, que le Lycée décide de m’inscrire au Concours Général!

Je décroche le premier prix du Concours Général dans ma spécialité en Juin 1998!

J'ai vécu mon "quart d'heure de gloire" lors de l'obtention de ce prix prestigieux

J’ai vécu mon « quart d’heure de gloire » lors de l’obtention de ce prix prestigieux

Ma mère s’empresse de découper l’article de la Voix du Nord et l’expédie à la directrice du Lycée Jean Perrin avec cette simple notation : « De la part de celui qui n’arrivera jamais à rien… »

Suite à la réussite de ce concours, la prépa. HEC m’ouvre ses portes!

Apprenant qu’il faut près de 5000€ par an pour financer ces études, et trouvant cela antinomique avec « l’égalité des chances  » (je ne voyais pas pourquoi je devrais m’endetter sur 10 ans pour me payer des études alors que d’autres y accéderaient grâce à leurs parents), je décide de travailler immédiatement.

Moins d’un an plus tard, j’apprends que le Syndicat d’Initiative de la ville, présidé par un certain Yvon Cousin (encore lui!) a décidé de me décerner le titre honorifique de Lambersartois de l’année 1998! Incroyable!

Lors de la cérémonie de remise de ce prix, il me glisse à l’oreille : « Allez, maintenant, tu vas nous rejoindre… »

L’aventure municipale se profile…

Ce "titre honorifique" m'a touché car il voulait dire que j'avais honoré ma ville.

Ce « titre honorifique » m’a touché car il voulait dire que j’avais honoré ma ville.